Canard coureur indien

Canard coureur indien

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Classe
Oiseaux -
Ordre
Ansériformes -
Famille
Anatidés
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50 à 70 cm
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1,4 à 2,3 kg
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28 jours
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150 à + de 200 par an
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8-12 ans
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Alimentation
végétaux et petits animaux (limaces, escargots, vers) -
Habitat
lacs et étangs -
Répartition géographique
Indonésie -
Espèce non évaluée par l'IUCN
Le canard coureur indien est une race domestique ancienne issue d’oiseaux importés d’Asie. Bien que son nom suggère une origine sur le continent indien, il trouve celle-ci sur des îles de l’archipel indonésien qui faisaient autrefois partie des Indes néerlandaises, d’où l’appellation de canard « indien ». Des représentations sculptées dans la pierre et retrouvées à Java semblent même indiquer une origine remontant à plus de 2000 ans.
Prisés pour leurs pontes prolifiques et leur aptitude à se déplacer en groupe, les canards coureurs parcouraient les rizières en bande, picorant mauvaises herbes, insectes, limaces et escargots néfastes aux cultures et fertilisant la terre avec leurs fientes, ce qui en faisait de précieux auxiliaires agricoles pour les populations locales. Les premiers spécimens ont été introduits en Angleterre au 19ème siècle, le nom « Indian Runner » faisant référence aux premières importations depuis le sud-est asiatique et à sa capacité à se déplacer en courant.
La race se reconnaît à sa silhouette allongée, son long cou et sa posture presque verticale donnant l’impression qu’il se tient debout. Ce port dressé est dû à une ceinture pelvienne plus proche de la queue que chez les autres races de canards domestiques. Cette caractéristique permet au canard coureur de marcher ou de courir plutôt que de se dandiner.
Vif, sociable et rustique, le coureur indien est réputé pour être l’une des meilleures races pondeuses parmi les canards : une femelle peut pondre entre 150 et 200 œufs par an, parfois plus, avec des œufs pesant environ 70 g. C’est aussi un agent efficace de lutte biologique contre les escargots et les limaces dans les jardins. Au zoo, il permet de réguler les limaces susceptibles de transmettre un parasite mortel aux ouistitis et aux tamarins.