Naissance d’un capucin à poitrine jaune

Un capucin à poitrine jaune (Cebus xanthosternos) est né le 17 mai dernier, portant à 10 le nombre d’individus résidant sur l’île de la singerie. Il s’agit de la 12ème naissance enregistrée chez cette espèce depuis son arrivée au zoo en 2004.

Le petit n’a pas encore été sexé par l’équipe des soigneurs. Déterminer le sexe du bébé nécessite en effet de pouvoir l’observer de près et dans la bonne position, ce qui n’est pas évident au cours des premières semaines, le petit passant beaucoup de temps à dormir le ventre collé contre sa mère.


 
On dénombre 22 espèces différentes de capucins dans la nature. Les capucins à poitrine jaune sont endémiques à la forêt atlantique brésilienne et vivent en groupe comprenant de dix à une trentaine individus. Les mâles mesurent environ 40 cm et peuvent dépasser les 4 kg, contrairement aux femelles, plus petites, qui pèsent moins de 3,5 kg.
 
Leur queue préhensile fait office de cinquième membre et leur permet notamment de libérer leurs mains lorsqu’ils cherchent de la nourriture. Cependant, contrairement aux singes araignées ou aux singes hurleurs, les capucins à poitrine jaune ne se suspendent pas entièrement par la queue, à l’exception des jeunes individus aidés par leur poids moindre.
 
Bien que leur régime alimentaire soit en majorité composé de fruits, les capucins consomment également de petits animaux (lézards, insectes, oiseaux…) et des œufs.


L’espèce est gravement menacée par la disparition de son habitat, conséquence de la déforestation massive en cours dans toute son aire de répartition : on estime que 92% de la surface originelle de la forêt atlantique brésilienne a d’ores et déjà disparu. Les captures pour le commerce illégal des animaux de compagnie ainsi que la chasse pour sa viande constituent également des menaces sérieuses. Le capucin à poitrine jaune est l’un des primates néotropicaux les plus rares, il est d’ailleurs est classé en « danger critique d’extinction » sur la Liste Rouge de l’UICN. Face à cette situation alarmante, un programme d’élevage international a été développé depuis les années 2000 et regroupe aujourd’hui plus de 170 individus dans les zoos européens (et plus d’une soixantaine au Brésil). Afin d’assurer sa survie in situ, les parcs zoologiques, dont le Zoo de La Palmyre, financent sa conservation au Brésil par l’intermédiaire de l’association ZGAP.
 
 
F. Perroux & M. Caillé