Premières sorties pour les louveteaux de Mackenzie

Les trois louveteaux de Mackenzie (2 mâles et une femelle) nés début avril sortent depuis une dizaine de jours dans leur enclos en compagnie des 3 adultes. A l’état sauvage, les louveteaux restent généralement dans la tanière de mise bas jusqu’à l’âge de 3 semaines avant de faire leurs premiers pas dehors, sous la surveillance étroite de leur mère et du reste de la meute.


Au zoo nous respectons également un délai de plusieurs semaines avant de laisser les louveteaux s’aventurer à l’extérieur. Cela permet notamment de s’assurer que l’élevage et le développement des petits se passent bien.

Le loup de Mackenzie vit dans l’ouest canadien et en Alaska. Il est l’une des cinq sous-espèces de loups peuplant le continent nord-américain.

En France, les loups sont de nouveau présents depuis le début des années 90, après avoir été totalement éradiqués au cours du 20ème siècle. Revenus naturellement depuis l’Italie, ils ont peu à peu recolonisé les espaces sauvages de l’arc alpin et sont aujourd’hui également observés, de façon temporaire ou permanente, dans d’autres régions de notre pays.

Le retour du loup ne va pas sans poser un certain nombre de difficultés aux éleveurs qui n’étaient plus habitués à exercer leur métier à son contact. Quelles que soient les régions du monde où ils sont présents, les grands prédateurs sont souvent à l’origine de conflits avec les populations humaines à cause des dommages qu’ils occasionnent parfois au bétail. Des solutions existent, a fortiori dans les pays développés où des indemnisations sont versées en cas d’attaque et où des aides permettant de se doter de moyens pour protéger les troupeaux (chiens, clôtures, aides-bergers…) sont également fournies. La cohabitation peut ne pas être simple mais à l’heure où la biodiversité s’effondre partout à un rythme inégalé depuis la dernière grande extinction de masse, il devient urgent de préserver le sauvage sous toutes ses formes, y compris celles à l’origine de rivalités liées à l’augmentation de l’empiètement humain sur les territoires naturels.

Il est important de rappeler que les grands prédateurs tels que le loup, au même titre que le reste de la faune sauvage, font partie intégrante de l’écosystème et qu’à ce titre, ils participent aussi à son équilibre global.