Le sanctuaire J.A.C.K. se prépare à accueillir 25 primates confisqués

Il y a quelques semaines, une trentaine de singes faisant l’objet d’un trafic international ont été interceptés à la frontière zimbabwéenne. Parmi les espèces concernées se trouvent des cercopithèques, des hocheurs et des mangabeys. Tous proviennent de République Démocratique du Congo où ils ont été illégalement capturés.

Après l’arrestation des trafiquants et la confiscation des animaux, une solution d’hébergement devait être rapidement trouvée afin de pouvoir entamer le processus de réhabilitation des primates. Avec l’aide de l’Alliance des Sanctuaires Panafricains (PASA) dont il est membre, J.A.C.K. a convaincu les autorités CITES et l’Institut National Congolais pour la Conservation de la Nature de RDC de rapatrier les singes dans ses murs : il est en effet le sanctuaire congolais le plus proche de l’endroit où les animaux ont été saisis et où ils sont actuellement gardés.

Face à l’urgence de la situation et suite à l’appel lancé par son partenaire J.A.C.K., le Zoo de La Palmyre a rapidement envoyé des fonds au sanctuaire afin qu’il puisse démarrer la construction des enclos qui accueilleront les singes rescapés. Grâce aux dons envoyés par plusieurs bailleurs, les travaux avancent vite et le transfert des animaux devrait avoir lieu dans les tous prochains jours. Il s’agit du plus important sauvetage de primates jamais réalisé par la PASA et J.A.C.K.





Depuis le début de l’année, le nombre de primates (petits ou grands singes) confisqués par les autorités dans différents pays d’Afrique explose. La crise sanitaire ayant entraîné la fermeture de nombreux parcs nationaux et réserves ainsi que l’arrêt brutal du tourisme et par conséquent une baisse substantielle de revenus pour les communautés locales, les braconniers se montrent malheureusement plus actifs que jamais.

De leur côté, les sanctuaires doivent également faire face à d’importantes difficultés financières. Contraints de fermer pour se préserver du virus, ils sont privés des ressources générées par leurs visiteurs locaux et l’accueil de volontaires internationaux. Cette diminution de revenus combinée à la flambée des prix des denrées alimentaires et au surcoût engendré par les mesures de biosécurité les place dans des situations délicates. Il est donc crucial de continuer à les soutenir, ce que nous faisons.