Du mouvement chez nos girafes

Notre troupeau de girafes de Rothschild (Giraffa camelopardalis rothschildi)s’est étoffé avec l’arrivée récente d’une jeune femelle en provenance du zoo suisse de Rapperswil. Fait peu commun, il s’agit du troisième transfert de girafe auquel nous prenons part cette année, après le départ en janvier dernier puis au début du mois de mai de nos jeunes mâles nés en 2017 et 2019.

Riva est âgée de 19 mois. Son transfert fait suite à une recommandation du Programme d’Elevage Européen des girafes de Rothschild. Notre groupe se compose désormais d’un mâle reproducteur et de 3 femelles, dont la petite Juliette née l’année dernière.


La girafe est un animal exceptionnel à bien des égards et notamment par sa grande taille qui bat tous les records chez les mammifères terrestres. Grâce à sa pression artérielle très élevée et son système sanguin adapté à sa morphologie, son cerveau est parfaitement irrigué, que l’animal soit dressé ou qu’il baisse la tête. Des scientifiques qui ont récemment décrypté le génome de la girafe et l’ont comparé avec celui d’autres ruminants ont identifié des mutations spécifiques à l’espèce, liées aux fonctions cardiovasculaires, de croissance des os, de la vue et de l’ouïe. Parmi elles, un gène unique à la girafe qui engendre une meilleure résistance à l’hypertension et une densité minérale osseuse plus élevée, toutes deux étroitement corrélées aux adaptations de la girafe à son imposante stature.

Sur les 9 sous-espèces de girafes actuellement reconnues, seules 4 voient leur population globale augmenter, plaçant l’espèce dans la catégorie « Vulnérable » sur la Liste Rouge de l’UICN. Les menaces principales sont la perte et la fragmentation de l’habitat, le braconnage, les changements écologiques au sein des écosystèmes et l’instabilité politique en cours dans certains pays.