SANCCOB

Au cours du 20ème siècle, la population globale de manchots du Cap (Spheniscus demersus) a diminué de près de 90%.
Alors qu'en 1956 on comptait 147 000 couples reproducteurs, les effectifs sont aujourd'hui estimés à moins de 27000 couples.
Sur la seule île de Dassen située au nord-ouest de la ville du Cap, on est passé d’environ 1,5 million de manchots en 1910, à moins de 30 000 en 1990 !

Plusieurs facteurs expliquent ce déclin dramatique. Certaines pratiques anciennes aujourd'hui interdites (chasse, collecte des oeufs, ramassage du guano vendu comme engrais alors qu'il est utilisé par les manchots pour nidifier), sont à l'origine de l'effondrement de la population. Aujourd'hui les manchots sont victimes de la pollution (dégazages sauvages, marées noires), de la raréfaction de leurs sources de nourriture à cause de la surpêche et de la modification des courants, de la compétition avec les otaries pour la nourriture et les sites de reproduction ainsi que de la prédation par des espèces invasives (chats sauvages).

Afin de préserver l'espèce, la SANCCOB* agit sur plusieurs fronts : elle contribue au renforcement des colonies sauvages en relâchant de jeunes manchots élevés à la main, elle soigne et réhabilite les oiseaux affectés par la pollution pétrolière, elle protège l’habitat des manchots et assure un suivi régulier des différentes colonies.
Pourquoi élever des manchots du Cap artificiellement ?
Chaque année en fin de saison de reproduction, des poussins nés tardivement sont abandonnés par leurs parents qui démarrent leur mue (et cessent alors de nourrir les petits) ou fuient la chaleur qui augmente. La SANCCOB recueille ces oisillons malnutris, voués à une mort certaine, et poursuit leur élevage dans une nursery spécialisée, avant de les réintroduire dans la colonie une fois leur plumage complété.

Parallèlement au programme de renforcement des populations sauvages, la SANCCOB opère une surveillance sanitaire et mène des recherches sur les différentes pathologies pouvant affecter l’espèce. Elle développe également un programme éducatif délivré aux scolaires et aux visiteurs de ses différents centres de réhabilitation.

Le Zoo de La Palmyre contribue au financement de la SANCCOB depuis 2009.

Site internet : www.sanccob.co.za

* Southern African Foundation for the Conservation of Coastal Birds

© L. Hosten, SANCCOB.