31 oct 2012

Naissance d’un cercopithèque de Hamlyn

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Après 16 ans d’attente, le zoo vient enfin d’enregistrer une nouvelle naissance de cercopithèque de Hamlyn (Cercopithecus hamlyni). Depuis mars 1980, date de l’arrivée du premier couple de cette espèce à La Palmyre, il n’y a eu que 8 naissances au sein du parc, autant dire qu’il s’agit d’un petit évènement !

Le cercopithèque de Hamlyn tient son nom d’un célèbre vendeur d’animaux qui importa le premier spécimen au zoo de Londres en 1907. On l’appelle aussi « cercopithèque à tête de hibou » en raison de la ressemblance de son visage avec celui du rapace nocturne. Autre signe distinctif : la région ano-génitale du cercopithèque de Hamlyn arbore une coloration bleu ciel particulièrement voyante, que l’on retrouve aussi chez le cercopithèque de l’Hoest.

Les naissances, saisonnières, ont lieu entre mai et octobre. La gestation de la femelle dure entre 5 et 6 mois et elle met au monde un seul petit qui présente à la naissance une face rose clair et un pelage jaune orangé. Une fois adulte, le pelage gris olive tirant sur le noir du cercopithèque de Hamlyn le dissimulera aux yeux des prédateurs.

Ce sont des singes diurnes qui vivent en groupes d’une dizaine d’individus comprenant un seul mâle dominant. Ils se nourrissent de pousses de bambou, de feuilles et de fruits qu’ils peuvent stocker dans leurs joues et consommer petit à petit au fil de la journée.

Classé vulnérable sur la liste rouge de l’UICN, le cercopithèque de Hamlyn est en déclin dans son aire de répartition qui s’étend de l’est de la RDC jusqu’à l’ouest du Rwanda. Il est menacé par la perte et la fragmentation de son habitat. Il est également chassé pour sa viande.

Aujourd’hui le programme d’élevage regroupe une vingtaine d’individus répartis dans 7 institutions en Europe. En 2012, à peine 2 naissances ont été enregistrées, toutes deux en France (à Mulhouse et à La Palmyre). Même s’il s’agit d’une bonne nouvelle, les naissances chez cette espèce sont bien trop rares et avec seulement une petite vingtaine d’individus en Europe, l’EEP se trouve dans une situation délicate pour assurer la viabilité à long terme de la population captive.

10 sept 2012

Le capucin à poitrine jaune sauvé de l’extinction ?

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Début juillet, le zoo a enregistré sa neuvième naissance de capucin à poitrine jaune (Cebus xanthosternos). La première avait eu lieu en juillet 2004, quelques mois seulement après l’arrivée d’un groupe reproducteur à La Palmyre.

C’est en 1980 au Brésil, pays d’origine de l’espèce, que le programme d’élevage en captivité des capucins à poitrine jaune a démarré, ces primates endémiques à la forêt atlantique étant déjà considérés comme particulièrement menacés dans leur milieu naturel il y a plus de 30 ans.

Dans les années 90, la France (via le zoo de Mulhouse) accueille ses premiers capucins à poitrine jaune : le Brésil confisque de plus en plus de jeunes animaux détenus illégalement par des particuliers et le Centre de Primatologie de Rio doit trouver d’autres partenaires s’il veut étendre la population captive de fondateurs et assurer ainsi la viabilité à long terme du programme d’élevage. En contrepartie, les zoos européens qui décident d’entrer dans le programme d’élevage international s’engagent à financer des actions de conservation in situ.

L’EEP des capucins à poitrine jaune voit le jour début 2000 et les première études de terrain démarrent dans la foulée au Brésil. Mais à cause de leur faible densité et de leur crainte de l’homme, les capucins sont très difficiles à localiser dans les forêts et par conséquent à observer. Seuls des pièges photos fixés sur des plateformes d’alimentation, puis des colliers émetteurs positionnés sur quelques individus capturés puis relâchés, permettront de récolter de nombreuses données sur la densité et l’écologie des capucins à poitrine jaune, jusqu’alors méconnues. On a par exemple découvert qu’ils consommaient 96 espèces de fruits différentes et jouaient un rôle essentiel dans la régénération de la forêt, en dispersant de nombreuses graines non digérées.

Si ces études ont amélioré les connaissances sur l’espèce, elles ont également mis en évidence les dangers qui menacent la survie des capucins à poitrine jaune dans la forêt atlantique, dont il ne subsiste que 10% de la surface originelle en raison d’une déforestation massive : fragmentation et isolement des populations, peu ou pas de portions de forêt suffisamment grandes pour supporter une population viable à long terme, chasse persistante. Même si en 2010 le gouvernement fédéral a entériné la création de 2 nouvelles aires protégées d’une surface totale de près de 35000 hectares, l’espèce reste classée « en danger critique d’extinction » sur la Liste Rouge de l’UICN, avec moins de 3000 individus dans la nature.

L’EEP compte aujourd’hui 140 capucins à poitrine jaune répartis dans 21 parcs zoologiques, mais peu de nouveaux zoos souhaitent présenter cette espèce alors que c’est pourtant l’une des plus menacées.

Quant au petit capucin à poitrine jaune né au début du mois de juillet, il prend de plus en plus d’assurance et quitte régulièrement le dos de sa mère pour s’aventurer dans l’enclos et escalader les agrès en bois. Bien que ses déplacements soient encore un peu lents et parfois mal assurés, ses doigts, ses pieds et sa queue préhensile (dont il a très vite compris l’utilité !) constituent des prises solides qui lui permettent d’éviter les chutes.


Bébé capucin à poitrine jaune par zoo_palmyre

09 juil 2012

Les bébés se bousculent au zoo !

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Depuis trois mois les naissances se succèdent dans les différents secteurs du zoo.

Les 2 panthères du Sri Lanka nées fin mars ont déjà bien grandi et sont en pleine forme, elles passent beaucoup de temps à jouer et mettent parfois les nerfs de leur mère à rude épreuve !

Du côté de la plaine africaine, 3 bébés zèbres de Chapman, 3 gnous et 4 impalas sont venus rejoindre les 2 blesboks nés au début du mois de janvier. 2 oryx beisa ont également vu le jour dans l’enclos situé à côté des girafes.

A l’entrée, au pied du rocher du zoo, la colonie de flamants de Cuba composée d’environ 80 oiseaux compte 5 nouveaux petits.

Chez les primates aussi les bébés se bousculent ! Pour la deuxième année consécutive, notre couple de tamarins bicolores a donné naissance à un jeune. Les tamarins empereurs ont eu des jumeaux mais chez les tamarins lions à tête dorée, ce sont des triplés qui ont vu le jour ! Il est tout à fait exceptionnel que la mère parvienne à élever 3 petits, même si les autres membres du groupe sont là pour la seconder et porter les nouveau-nés. C’est donc un petit évènement.

D’autres bébés sont également élevés avec succès cette saison : gnous, oies d’Egypte, oies à tête barrée, ibis rouge, perruches omnicolores, aras chloroptères, paons, macaques, mandrills, wallabies, cigognes, makis catta… Autant dire que la saison est définitivement lancée !


Naissances printemps 2012 par zoo_palmyre