05 nov 2012

Nouvelle vidéo des bébés guépards

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Les 3 petites femelles sont en pleine forme et sortent de leur cabane lorsque la météo se montre clémente…


Bébés guépards suite par zoo_palmyre

16 oct 2012

Naissance de 3 guépards

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Trois guépards (Acinonyx jubatus soemmeringii) sont nés fin septembre au parc.

Il s’agit de la troisième portée de Nandi, une femelle âgée de 8 ans et arrivée au parc en 2006. Le père des jeunes se prénomme Roucky. Il est âgé de seulement 3 ans 1/2 et a été transféré à La Palmyre au printemps de cette année, en provenance du Centre pour la faune sauvage de Wadi Al Safa situé aux Emirats arabes unis.

La gestation de Nandi a duré 91 jours. A la naissance les bébés (3 femelles) pesaient entre 435 et 480 grammes. Ils gagnent 30 à 60 grammes par jour et sont également de plus en plus mobiles. L’une des femelles a ouvert les yeux au bout de 8 jours, la dernière 4 jours plus tard.

2012 marque aussi le 20ème anniversaire de la première naissance de guépard au Zoo de La Palmyre. Au total, le parc a enregistré plus de 70 naissances en l’espace de 20 ans, les dernières remontant à 2009. Un succès inégalé venu récompenser les efforts de Thierry Petit, vétérinaire du zoo, à l’origine de la mise en place d’un protocole bien particulier qui consiste à séparer régulièrement les mâles des femelles et à les changer d’enclos afin de stimuler les chaleurs et les accouplements lors des mises en contact.

Les trois petites femelles se portent bien. Agées de 3 semaines, elles ont désormais les yeux bien ouverts mais elles restent au chaud dans la cabane paillée de l’enclos, sous la protection de leur mère. Cette dernière, pourtant élevée au biberon, s’est toujours montrée exemplaire avec sa progéniture.

Pour l’instant la petite famille n’est pas encore visible, l’enclos de mise bas se trouvant dans une zone non accessible aux visiteurs. Il faudra patienter entre 2 et 3 mois avant de pouvoir apercevoir les jeunes.

Cette nouvelle naissance constitue une excellente nouvelle pour le programme européen d’élevage de cette espèce particulièrement fragilisée dans son milieu. Victime de la destruction de son habitat, des conflits avec les éleveurs (et par conséquent de la chasse), de la compétition avec d’autres grands prédateurs comme les lions et les hyènes mais aussi d’une faible diversité génétique par rapport aux autres félidés qui le rend plus sensible aux maladies et aux épidémies, le guépard est classé « vulnérable » sur la Liste Rouge des espèces menacées. On estime ses effectifs à moins de 10000 individus (toutes sous-espèces confondues) dans la nature.


Bébés guépards par zoo_palmyre

27 août 2012

Des images exceptionnelles de guépards en Iran

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Le fait est suffisamment rare pour être souligné : une famille de guépards asiatiques (Acinonyx jubatus venaticus) a été photographiée dans une réserve située au nord-est de l’Iran. En 10 années d’étude de l’espèce dans cette région, c’est la première fois que l’Iranian Cheetah Society observe une femelle adulte accompagnée de trois jeunes (âgés d’environ 3 mois). Ce sont des pièges photographiques installés à proximité d’un point d’eau qui ont permis d’enregistrer les images de la famille venue se désaltérer. En août 2010, une femelle avec 2 jeunes avait été aperçue par des locaux mais aucune image n’avait pu être réalisée. Quant aux pièges photos installés depuis plusieurs années dans différents sites, ils n’avaient fourni jusqu’à présent que des images d’individus solitaires.

Le guépard asiatique ne survit plus à l’état sauvage qu’en Iran. Il est classé en danger critique d’extinction sur la Liste Rouge de l’UICN. Son aire de répartition originelle s’étendait de l’Inde jusqu’à la péninsule arabique en passant par l’Afghanistan, le Turkménistan, l’Iran et la Syrie, mais la dégradation des habitats, la chasse intensive des proies dont il se nourrit, les conflits avec les éleveurs de bétail et le braconnage qui en découle ont fait chuté ses effectifs de façon dramatique. Aujourd’hui, moins d’une centaine d’individus dont la moitié seulement en âge de se reproduire, subsiste en Iran. Différent de son cousin africain, il a délaissé les gazelles des plaines devenues trop rares dans certaines zones pour se nourrir principalement d’ongulés évoluant en altitude, tels que les mouflons et les chèvres sauvages.

Il est particulièrement difficile de suivre les guépards dans le pays en raison de leur domaine vital très étendu, de leur faible densité et de leur discrétion. Le moyen le plus efficace pour les étudier consiste à installer des pièges photographiques qui permettent d’identifier les animaux, en observant notamment la forme et la position des tâches foncées sur leur pelage qui sont propres à chaque individu et ne se modifient pas au cours du temps. Au total, quatre-vingts pièges photos ont été installés dans les réserves fréquentées par les guépards et fournissent régulièrement des images sur lesquelles les chercheurs basent leurs travaux.

Même si la survie des trois jeunes n’est pas garantie (en Iran, il est rare que les femelles parviennent à élever plus de 2 jeunes faute de proies suffisantes), Mohammad Farhadinia, co-fondateur de l’Iranian Cheetah Society, se félicite des images enregistrées et espère être en mesure d’établir une estimation fiable de l’espèce dans le pays d’ici quelques mois grâce aux données récoltées par les pièges photographiques.

L’Iranian Cheetah Society est une NGO qui s’est fixé pour mission de conserver les cinq grands carnivores que compte l’Iran (le guépard asiatique, le léopard, le loup, l’ours et la hyène rayée) en réduisant les conflits avec les populations locales et en mettant en place des activités d’éducation et de sensibilisation. Le zoo de La Palmyre finance son programme de conservation des guépards depuis deux ans via la CEPA (Conservation des Espèces et Populations animales).

www.wildlife.ir