Pour tous ceux qui sont fascinés par la grâce et l’aisance dont font preuve les gibbons lorsqu’ils se déplacent, voici une vidéo illustrant parfaitement leur mode de locomotion très spécialisé.
Essentiellement arboricoles, les gibbons ont développé des adaptations anatomiques leur permettant non seulement de se déplacer efficacement dans la forêt, mais également d’accéder à des fruits et des feuilles situés aux extrémités des branches terminales des arbres, en se suspendant à celles-ci. Seuls les oiseaux et les petits mammifères plus légers, comme les chauve-souris ou les écureuils, réussissent à atteindre cette nourriture difficile d’accès : la concurrence avec d’autres espèces est donc limitée. L’occupation de cette niche alimentaire a entraîné la spécialisation de la locomotion des gibbons dans deux directions : la brachiation et la bipédie.
La brachiation du gibbon… par zoo_palmyre
La brachiation permet aux gibbons d’effectuer des mouvements rapides et de traverser des trouées importantes dans la canopée. Leurs bras, extrêmement longs par rapport à leur taille, ainsi que leurs phalanges courbes associées aux robustes muscles fléchisseurs des doigts, soutiennent le poids de leur corps lorsqu’ils se balancent de branche en branche. Mais le mouvement de rotation important au cours de ce type de déplacement provoque une torsion élevée dans la partie supérieure du bras. Afin de contrebalancer cet effet et de limiter le stress sur l’articulation de l’épaule, leurs poignets possèdent une rotule permettant les mouvements biaxiaux, c’est-à-dire selon deux axes différents.
Les gibbons utilisent également fréquemment la position debout sur des surfaces stables et trop larges pour être saisies avec leurs mains. Ils s’aident alors de leurs bras pour s’équilibrer. Afin d’empêcher la rotation du corps lors de la marche sur deux jambes, une contre rotation de la partie supérieure du corps dans la direction opposée est nécessaire. Chez les humains, cette contre rotation a lieu dans la région du torse. Chez les gibbons, la contre rotation s’effectue au niveau des hanches, ce qui donne cette impression de marche un peu pataude et maladroite.
Ci-dessous un petit jeu permettant de reconstituer le mouvement de la brachiation, proposé par le site www.relais-sciences.org.
Enfin n’oubliez pas de voter pour choisir le prénom de notre bébé gibbon à favoris roux. Pour l’instant « Kera » et « Jingga » sont en tête, mais les votes sont ouverts jusqu’au 31 août !



