12 déc 2011

Mise en contact chez les orangs-outans

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Lorsque le zoo accueille un nouveau pensionnaire, la mise en contact avec ses congénères constitue toujours une phase délicate, qui peut durer plus ou moins longtemps selon le comportement social de l’espèce concernée et le caractère des individus.

Chez les grands singes, la prudence est toujours de mise compte tenu du gabarit impressionnant et de la force phénoménale des animaux. L’agressivité d’un individu envers un autre peut avoir des conséquences graves.

L’orang-outan étant très sensible et assez introverti, son intégration dans un nouveau groupe suscite généralement du stress et il faut parfois plusieurs mois au nouvel arrivant pour se sentir parfaitement à l’aise.

L’acclimatation de Katja à son nouvel environnement se fait de manière progressive et sans heurt, de façon à ce qu’elle trouve ses marques et se sente en confiance. Elle a déjà fait connaissance avec nos deux femelles, Tiba et Molly. D’un caractère plutôt indépendant, Katja est plutôt sur la retenue mais elle tolère bien la présence de Tiba et Molly à ses côtés. Aucune agressivité n’a été observée, ce qui est très encourageant, les interections restent toutefois limitées.

Prochaine étape : la découverte de la volière. Le contact avec le mâle, ce sera pour plus tard…


Introduction orangs-outans par zoo_palmyre

09 déc 2011

Naissance de 2 mandrills

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Deux petits mandrills (un mâle et une femelle d’après les premières observations du soigneur) sont nés à une semaine d’intervalle, portant notre groupe à 17 individus. Ce sont les premiers descendants du nouveau mâle reproducteur arrivé en 2010 du zoo de Chester en Angleterre.

Depuis un an nous procédons à sa mise en contact progressive avec les femelles qui forment parfois des coalitions agressives contre leur nouveau partenaire. Pour l’instant le mâle partage le quotidien de 7 femelles, le reste du groupe évoluant de manière séparée.

Dans la nature, les mandrills vivent en larges groupes composés de trente à quarante individus mais ils peuvent former des « troupes » regroupant jusqu’à 600 animaux ! La hiérarchie au sein du groupe est stricte : le mâle dominant dispose d’un droit d’accouplement exclusif avec les femelles de son harem. Les affrontements avec ses « challengers » au moment de la saison de reproduction peuvent donc être violents. Le dimorphisme entre les sexes est très marqué : les mâles sont beaucoup plus gros que les femelles et ils présentent des couleurs plus vives au niveau de la face et de l’arrière-train. Plus cette coloration est éclatante, plus l’individu est haut placé dans la hiérarchie. Les femelles donnent naissance à un petit après environ 6 mois de gestation.

Les mandrills se nourrissent principalement au sol et dans les étages les plus bas de la forêt tropicale mais ils passent la nuit dans les arbre, à l’abri des prédateurs.

Ces dernières années le nombre de mandrills a chuté de façon dramatique. Classé « vulnérables » sur la Liste Rouge de l’UICN, ils sont victimes de la destruction de leur habitat et surtout du braconnage pour la viande de brousse : ils sont en effet aisément localisables en forêt grâce à leurs grognements constants et leurs cris bruyants.


Bébés mandrills par zoo_palmyre

02 déc 2011

Bienvenue Katja !

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Mais quel est donc ce remue ménage du côté du bâtiment des grands singes, alors qu’il fait déjà nuit ?… D’abord des soigneurs qui entrent et allument la lumière, puis le bruit d’un chariot qui roule, enfin une caisse métallique que l’on immobilise contre un mur. Pas moyen de fermer l’oeil avec ce tohu-bohu !

Bientôt la trappe s’ouvre et voilà la belle Katja qui sort de sa boîte puis grimpe se réfugier sur la plate-forme de sa cage de nuit. Katja a été transférée au zoo suite aux recommandations du Programme d’Elevage Européen des orangs-outans de Bornéo. Agée de 14 ans, elle est née à Rotterdam mais vivait depuis 1999 au parc d’Apenheul aux Pays-Bas, en compagnie d’une quinzaine d’autres orangs-outans. Désormais, elle partagera le quotidien de Sandaï, notre mâle, ainsi que de Molly et Tiba, nos femelles.

Mais Katja n’est pas arrivée seule. Rudy, l’un de ses soigneurs, était également du voyage. Les grands singes étant particulièrement sensibles au stress, il est en effet souhaitable qu’une personne familière les accompagne lors des transferts, afin d’assurer la transition en douceur avec la nouvelle équipe.

Après quelques jours passés à observer les réactions de Katja et à la rassurer, Rudy est reparti. La femelle est encore sur la réserve, ce qui est tout à fait normal compte tenu du brusque changement auquel elle est confrontée. Pour se sentir bien, les grands singes ont besoin de s’habituer aux soigneurs et d’établir avec eux une relation de confiance. Les soigneurs sont donc toujours les mêmes dans ce secteur, de façon à ce que les animaux se sentent parfaitement à l’aise.

Les mises en contact avec Tiba et Molly ont débuté 3 jours après l’arrivée de Katja. Les relations sont assez distantes et Katja se montre très méfiante. Mais aucune agressivité n’a été observée de part et d’autre, un signe plutôt encourageant.

Pour l’instant Katja n’est pas encore visible du public, les mises en contact se déroulant côté coulisses. Toutefois, elle devrait avoir rapidement accès à la volière d’hiver, afin de bien se familiariser avec son nouvel espace d’évolution avant de rencontrer notre mâle.


Arrivée orang-outan par zoo_palmyre