Archive for Naissance

30 avr 2013

Naissance d’un chimpanzé

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Lily, l’une de nos femelles chimpanzés âgée de 26 ans, est de nouveau maman depuis un mois. Le bébé, un petit mâle, est né le 23 mars dernier et se porte bien.

Alors qu’en 2010 il avait fallu intervenir peu après la naissance de son premier petit*, cette fois-ci l’arrivée du nouveau-né n’a posé aucun problème à Lily qui l’allaite et prend soin de lui tout à fait normalement.

Les femelles chimpanzés donnent naissance à un petit après 8 mois de gestation. Comme chez les autres grands singes, les liens entre la mère et son petit sont très forts. Le jeune chimpanzé dépend entièrement de sa mère pour sa protection et sa nourriture (bien que capable d’ingérer des aliments solides dès l’âge de 4 à 6 mois, il est allaité pendant 3 à 4 ans, parfois davantage), ainsi que pour l’apprentissage des nombreux comportements complexes qui façonneront sa vie d’adulte. Parmi toutes les espèces de primates, les grands singes sont ceux qui possèdent l’enfance la plus longue. Et même après l’acquisition de leur indépendance, mâles et femelles chimpanzés conservent des liens étroits avec leur mère, souvent toute leur vie durant.

Chaque nouvelle naissance de grands singes au zoo nous donne l’occasion d’observer la similarité de leurs comportements maternels avec notre propre espèce. Nous nous ressemblons par bien des aspects et les chimpanzés sont souvent là pour nous le rappeler, n’en déplaise à certains…


Bébé chimpanzé par zoo_palmyre

*Maintenu trop bas par Lily, le bébé n’arrivait pas à atteindre le sein pour s’alimenter. Lily avait donc été anesthésiée à plusieurs reprises afin que l’on positionne le bébé directement sur son sein et qu’il puisse s’alimenter. Ces interventions lui avaient permis de gagner en vigueur et de se hisser plus facilement jusqu’au sein de sa mère. Il avait ensuite été observé en train de téter normalement une fois sa mère réintégrée au sein du groupe.

18 avr 2013

Naissance de boas

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Le vivarium du zoo compte désormais douze nouveaux pensionnaires : notre femelle boa constrictor a en effet donné naissance à 12 bébés mesurant chacun entre 40 et 45 centimètres. Les jeunes, très actifs et en parfaite santé, ont été répartis dans plusieurs terrariums au premier étage du vivarium (hors vue du public pour l’instant) afin que l’on puisse contrôler plus facilement leur prise de nourriture et leur croissance.

Tout comme l’anaconda et la vipère, le boa est ovovivipare : les petits se développent dans des œufs conservés dans les voies génitales de la femelle (en se nourrissant des réserves contenues dans l’oeuf et sans échange avec l’organisme maternel) jusqu’à leur éclosion à l’intérieur du corps de celle-ci.
Ce sont donc des jeunes entièrement formés (et immédiatement indépendants) qui sont mis au monde par la femelle.

Arboricole et nocturne, le boa constrictor mord sa proie avant de l’étouffer par constriction. Le côté droit de la mâchoire est indépendant du côté gauche (les deux peuvent progresser successivement et ainsi entraîner la proie vers l’œsophage). Le ligament qui la relie est très élastique, ce qui permet aux serpents d’avaler des animaux de grande taille.
Le boa constrictor peut atteindre une taille maximum de 4 mètres. Comme chez les autres autres membres de la famille des Boïdés, les femelles sont plus grosses que les mâles.


Bébés boas par zoo_palmyre

07 fév 2013

Des nouvelles des manchots du Cap

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Début janvier, la colonie de manchot du Cap du zoo a accueilli un nouveau poussin. Mais, et le fait est suffisamment rare pour être signalé, celui-ci n’a pas éclos dans l’un des terriers abritant généralement les pontes des adultes, mais dans une légère excavation située à l’air libre.

La météo n’ayant pas été des plus favorables en ce début d’année, le nid a été protégé des intempéries avec un contreplaqué afin d’éviter tout risque d’inondation du trou. Le poussin, désormais âgé d’un mois, est en bonne forme et grandit à vue d’oeil.

Le nid protégé par un contreplaqué

Du côté de l’Afrique du Sud, qui abrite l’essentiel de la population sauvage de manchots du Cap, la SANCCOB (Fondation Sud-Africaine de Conservation des Oiseaux Côtiers) poursuit son travail de conservation avec toujours autant d’énergie et beaucoup de dévouement.

Depuis novembre 2012, 332 poussins ont été récupérés dans les colonies après avoir été abandonnés par leurs parents, entrés en mue. 88 d’entre eux sont malheureusement décédés après quelques jours ou quelques semaines, leur situation sanitaire à leur arrivée au centre étant déjà trop dégradée, mais 17 ont relâchés. 227 jeunes font encore l’objet de soins au centre de réhabilitation et devraient à leur tour être relâchés dans les semaines et mois à venir.

Un poussin en soin au centre de réhabilitation de la SANCCOB

Au cours de l’année 2012, 6 émetteurs ont à nouveau été déployés sur des jeunes afin de suivre leurs déplacements en mer : trois d’entre eux ont été équipés avant leur dispersion de la colonie, les trois autres ont été élevés à la main par la SANCCOB et équipés d’émetteurs avant d’être relâchés.
En 2011, les 5 manchots qui avaient fait l’objet d’un suivi par satellite avaient parcouru une distance moyenne de 1023 km depuis leur point de départ et 3 individus sont remontés jusqu’aux côtes namibiennes. En 2012, la moyenne était de 734 km et un seul manchot sur les 6 a atteint la Namibie. Après comparaison des données, la différence de distance parcourue entre les poussins élevés à la main et les poussins sauvages n’est pas significative.
L’objectif est évidemment de poursuivre ce suivi satellite afin de définir les aires d’alimentation importantes et les stratégies de dispersion des jeunes manchots dans les premiers mois qui suivent leur départ de la colonie. En 2013, des émetteurs devraient être déployés simultanément sur des jeunes issus des 7 colonies les plus grandes (regroupant plus de 800 couples) afin de comparer leurs déplacements en fonction de leur lieu d’origine.

Le Zoo de La Palmyre continue d’apporter son soutien financier à ce programme. Rappelons que l’espèce est classé « en danger » sur la Liste Rouge de l’UICN et que ses effectifs ne cessent de décroître à cause de la pénurie des ressources alimentaires, de la pollution pétrolière et de la pression humaine grandissante à proximité de leurs zones de nidification.


La colonie de manchots du Cap par zoo_palmyre