08 mar 2010

Premier bébé pour les gibbons à favoris roux

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L’hiver aura été prolifique du côté des grands singes.

Après la naissance d’un gorille le 1er janvier, c’est un bébé gibbon à favoris roux qui a pointé le bout de son nez à la fin du même mois.

Bien que primipare*, la femelle s’occupe parfaitement de son petit, dont le pelage présente pour l’instant une coloration jaune vif. D’ici quelques mois, il deviendra uniformément noir, à l’exception des poils des joues qui garderont une couleur orangée. Les mâles conservent leur couleur noire à l’âge adulte, mais le pelage vire à nouveau au jaune si le petit est de sexe féminin.

Les parents, nés en 2000 et arrivés à La Palmyre en 2006, alors qu’ils n’étaient pas tout à fait matures, ont tout de suite établi des liens très forts. Plusieurs accouplements avaient d’ailleurs été observés au cours des années précédentes, sans qu’ils donnent de résultat jusqu’à présent.

Les gibbons à favoris roux évoluent dans les forêts du Laos, du Cambodge et du Viêtnam. Ils sont monogames, à l’image des autres espèces de gibbons. La famille comprend généralement un couple et plusieurs jeunes. Ces derniers demeurent auprès de leurs parents jusque vers l’âge de 6/8 ans, avant de partir établir leur propre territoire et leur propre famille. Après une gestation de 7 mois, la femelle donne naissance à un seul petit, l’intervalle entre chaque naissance pouvant atteindre 2 à 3 ans.

Les gibbons possèdent un mode de communication complexe, s’articulant autour de postures visuelles et de vocalises particulièrement sonores. Le chant produit alternativement ou simultanément par le mâle et la femelle sert notamment au marquage du territoire, qui s’étale sur plusieurs dizaines d’hectares. La tonalité diffère en fonction du sexe de l’individu.

Leur mode de locomotion est également très spectaculaire. Appelé « brachiation », il leur permet de se balancer rapidement de branches en branches et d’effectuer des sauts à plus de 10 mètres. Les gibbons utilisent aussi la bipédie pour se déplacer sur les branches ou le sol, en s’équilibrant avec leurs bras.


L’espèce est classée « en danger » sur la Liste Rouge de L’UICN. Victime de la destruction de son habitat et de la chasse pour le commerce illégal, elle a vu ses effectifs diminuer de moitié au cours des trente dernières années.

Depuis peu, le zoo de La Palmyre soutient l’association Huro qui cherche à préserver les gibbons Hoolock des Garo Hills, une région située au nord-est de l’Inde. Le programme a notamment créé un centre destiné à accueillir des gibbons issus du commerce illégal et à favoriser leur réhabilitation en milieu naturel. Il apporte également son aide à la population locale, en finançant l’école du village qui dispense des cours de sensibilisation à la préservation de l’environnement et des espèces menacées, ainsi qu’en assurant les soins de premier secours.

* qui met bas pour la première fois


Naissance gibbon à favoris roux
envoyé par zoo_palmyre. – Découvrez plus de vidéos d’animaux.

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