Le Zoo de La Palmyre intensifie son soutien en faveur de la conservation du guépard

L’étude récente de chercheurs mexicains et américains reprise par de nombreux médias internationaux confirme que la sixième extinction de masse est en cours (pour ceux qui en doutaient encore) et que si les espèces disparaissent à un rythme alarmant, les populations animales aussi connaissent un déclin massif, sans précédent, dont les conséquences sur le fonctionnement des écosystèmes seront catastrophiques.
 
Il y a une centaine d’années, plus de 100 000 guépards (Acinonyx jubatus) arpentaient le continent africain (à l’exception du Bassin du Congo) et l’Asie, de la péninsule arabique à l’est de l’Inde. Aujourd’hui à peine 7000 individus subsistent dans seulement 23% de leur aire de répartition originelle. L’appauvrissement génétique de l’espèce, dû à l’extinction de la plupart de ses représentants il y a plusieurs milliers d’années, l’a rendue plus vulnérable à certaines maladies infectieuses et aux modifications de son environnement. Si l’on ajoute à cette fragilité l’impact des pressions anthropiques contemporaines de plus en plus nombreuses (fragmentation et perte de l’habitat, conflits avec les éleveurs, braconnage pour le trafic des espèces exotiques…), on imagine aisément la difficulté du guépard à prospérer à long terme.
 
La réserve du Maasaï-Mara au Kenya ne fait malheureusement pas exception à la règle puisqu’elle n’abrite plus que quelques dizaines de spécimens. L’espèce peine à se régénérer du fait de la mortalité élevée de ses jeunes victimes de prédation de la part d’autres prédateurs (lions, hyènes) qui subtilisent également très régulièrement les proies chassées par les guépards.

 
Le photographe animalier Tony Crocetta, établi au Kenya depuis de nombreuses années, a fondé le programme « Cheetah For Ever » qui vise à sauvegarder les guépards du Maasaï-Mara en protégeant les femelles élevant des jeunes des attaques d’autres carnivores.
 
Des brigades de surveillance patrouillent jour et nuit dans des véhicules 4x4 à la recherche des familles de guépards et éloignent les prédateurs potentiels. Ce suivi est organisé depuis la naissance des petits jusqu’à ce qu’ils atteignent 6 mois, âge auquel ils peuvent fuir plus facilement un danger. A l’heure actuelle, Cheetah For Ever assure le suivi de 6 femelles dans sa zone d’activité : Malaïka, Nora, Imani, Amani, Musiera et Karembo.

 
La présence permanente des équipes sur le terrain permet aussi de limiter les incursions des braconniers dans la réserve et les dérangements occasionnés par les troupeaux domestiques, voire par certains groupes de touristes.
 
Le programme participe également à l’éducation des enfants Maasaï en organisant des sorties pédagogiques au sein de la réserve et en équipant les écoles de bibliothèques et d’outils multimédia.
 
Le Zoo de La Palmyre, impliqué depuis longtemps dans la conservation des guépards, a décidé d’apporter son soutien financier à cette initiative singulière dans le milieu de la conservation mais essentielle à la préservation de l’espèce dans le Maasaï-Mara.
 
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F. Perroux