Naissance de 3 oryx beïsa

Entre le 8 et 16 juin 2016, trois femelles oryx beïsa (Oryx beisa) présentées dans le parc situé en face de l’enclos des girafes ont mis bas après 8 mois 1/2 de gestation. Les nouveau-nés, un mâle et deux femelles, se portent bien. Le groupe comprend désormais 8 individus.


Dans la nature, les femelles gestantes s’isolent du troupeau peu avant de mettre bas. Après leur naissance, les jeunes restent dissimulés dans la végétation pendant plusieurs semaines avant de rejoindre le troupeau avec leur mère. Le sevrage se fait entre le troisième et le quatrième mois, la maturité sexuelle intervenant vers l’âge d’un an et demi à 2 ans.



Le genre Oryx comprend plusieurs espèces d’antilopes réparties pour certaines d’entre elles du Sahara à l’Arabie, pour d’autres du désert du Kalahari à celui du Namib en Afrique australe, puis pour les oryx beïsa de la corne de l’Afrique (Ethiopie, Somalie) jusqu’au sud-est du Kenya et le nord de la Tanzanie. Quasiment toutes sont menacées (à l’exception du gemsbok dont les effectifs sont importants) et l’une d’entre elles, l’oryx algazelle est même éteinte à l’état naturel et ne survit plus que dans des réserves protégées grâce à la réintroduction d’individus nés dans des parcs zoologiques.
 
Les oryx beïsa vivent en groupe mixte comptant parfois plus de 30 individus. Leur organisme est parfaitement adapté à la chaleur et à la sécheresse : par exemple leurs urines sont très concentrées et peu abondantes afin de retenir un maximum d’eau. En outre, ils tirent une grande partie de l’eau dont ils ont besoin de la nourriture qu’ils consomment (feuillages, arbustes, baies).

Le braconnage pour la viande et l’expansion des élevages sur son biotope (entraînant un surpâturage) sont les principales menaces qui pèsent sur cette espèce. A l’exception du Parc National d’Awash en Ethiopie où l’oryx beïsa est assez largement répandu, la majorité des populations vivent hors zone protégée et voient leurs effectifs fortement diminuer. L’espèce est actuellement classée « quasi menacée » sur la liste rouge de l’UICN mais son statut pourrait bientôt être modifié et requalifié en « vulnérable ».
 
Ci-dessous des images du dernier-né tournées quelques minutes après sa naissance !

F. Perroux & M. Caillé