Naissance d'un gibbon à favoris roux

La famille gibbon à favoris roux ou gibbon de Gabrielle (Nomascus gabriellae) s'est récemment agrandie avec la naissance d'un bébé le 20 mai dernier. Elle compte désormais 4 individus : le couple reproducteur âgé d'une quinzaine d'années, un jeune mâle né en 2012 et le nouveau-né dont le sexe n'est pas encore connu. Solidement accroché sur le bas-ventre de sa mère, le petit se porte bien.





Il existe 19 espèces de gibbons réparties en 4 genres :
Symphalangus (le siamang), Nomascus, Hoolock et Hylobates. Les gibbons à favoris roux appartiennent au genre Nomascus qui comprend 7 espèces. Toutes les espèces de ce genre présentent un dimorphisme sexuel avec un pelage clair pour les femelles et noir pour les mâles.
 
Le gibbon de Gabrielle se rencontre dans les forêts du sud du Vietnam et du sud-est du Cambodge. La femelle donne naissance à un seul petit au pelage clair après 7 mois de gestation. Vers l'âge de 6 mois le pelage du bébé commence à foncer. Il deviendra complètement noir si c'est un mâle et s'éclaircira de nouveau si c'est une femelle.
 
Les gibbons se nourrissent principalement de fruits, de feuilles et de fleurs. Mâle et femelle forment un duo fidèle qui chante à l'unisson pour marquer son territoire, montrer les liens qui unissent le couple ou signaler la présence d'un prédateur.
 
Leur mode de déplacement dans les arbres, appelé brachiation, est fascinant. A vitesse rapide, ils se retrouvent en suspension dans l'air pendant quelques millième de secondes, aucune de leur main n'étant plus en contact avec les branches.
 
Classée "en danger" sur la Liste rouge de l'UICN, l'espèce est menacée par la destruction de son habitat et par la chasse pour le commerce illégal. Chaque année des dizaines d'individus sont capturés dans le milieu naturel puis revendus à des zoos ou des privés peu scrupuleux d'Asie du sud-est. Les autorités saisissent bon nombre d'animaux détenus illégalement, mais malheureusement tous ne pourront pas être relâchés. Le braconnage constitue un véritable fléau pour les gibbons.
 

Texte & photo : F.Perroux - Zoo de la Palmyre