Naissance d'un maki catta

Le Zoo de la Palmyre enregistre des naissances régulières dans son groupe de makis catta (Lemur catta) installé entre la volière des cercopithèques de l'Hoest et celle des cercopithèques de de Brazza. Cette année ne fait pas exception à la règle avec l'arrivée d'un nouveau bébé né le 22 avril dernier.


 
Les makis catta donnent généralement naissance à un seul petit, mais des jumeaux peuvent également voir le jour. Les naissances sont saisonnières : elles ont eu lieu à l'automne à Madagascar et au printemps dans les zoos européens après environ 4 mois 1/2 de gestation. Dès sa naissance, le petit maki catta est entouré par tous les membres du groupe qui cherchent à le toucher, le sentir et le lécher. Le jeune n'est transporté sur le ventre de sa mère que pendant une à deux semaines avant d'être porté son dos puis ceux des autres membres du groupe à l'occasion. Il sera sevré vers l'âge de 3 mois et complètement indépendant 3 mois plus tard.

Evoluant dans les forêts du sud et sud-ouest de Madagascar, le maki catta est le plus terrestre des lémuriens : il passe environ un tiers de son temps au sol qu'il utilise préférablement pour se déplacer et où il aime se chauffer au soleil.
 
Les groupes peuvent parfois rassembler plus d'une trentaine d'individus et se composent de plusieurs mâles et femelles de tous âges. Ces dernières dominent les mâles mais il existe une hiérarchie au sein de chaque sexe à l'intérieur même du groupe. La compétition entre  femelles d'un même groupe (notamment pour des luttes de dominance) est importante et les blessures infligées au moyen de leurs canines supérieures très tranchantes peuvent être graves. Ces conflits vont parfois jusqu'à entraîner l'éviction d'un membre de rang inférieur.
 
Le maki catta est probablement l'animal le plus connu et le plus étudié de Madagascar qui l'a choisi comme emblème pour représenter ses Parcs Nationaux. Son statut d'espèce "quasi menacée" sur la Liste Rouge de l'UICN a toutefois été évalué "en danger" en 2012 lors d'un workshop organisé par la Commission de Survie des Espèces en raison d'un déclin de plus de 50% de sa population en seulement 3 générations. A l'instar de tous les autres lémuriens de l'île rouge, le maki catta est en effet victime de la destruction de son habitat converti en terres agricoles ou exploité pour le charbon de bois, ainsi que du braconnage pour sa viande et le commerce illégal de ses jeunes vendus comme animaux de compagnie.
 

 

Texte & photo : F.Perroux - Zoo de la Palmyre