Naissance de deux étourneaux de Bali

Depuis quelques semaines notre couple d'étourneaux de Bali s'agite un peu plus qu'à l'ordinaire dans sa volière... C'est qu'il doit donner la becquée à ses deux oisillons nés le 28 juin dernier et déjà très gourmands ! Pour l'instant le menu quotidien est composé de vers de farine mais il s'enrichira progressivement de fruits et de graines.

Il s'agit de la deuxième naissance enregistrée chez cette espèce depuis qu'elle est présentée au sein du parc et de la première pour ce couple formé au début du printemps.


La femelle pond généralement 2 à 3 oeufs qu'elle incube seule durant la nuit, le mâle prenant le relais une partie de la journée. L'incubation, rapide, dure entre 13 et 14 jours. Les jeunes sont nourris au nid par les deux parents pendant environ 3 semaines. Les adultes continuent de les alimenter après l'envol mais les oisillons commencent à se nourrir seuls à 4 ou 5 semaines. Ils deviennent complètement indépendants vers l'âge de 6 ou 7 semaines.

Les deux oisillons du zoo viennent tout juste de quitter le nid et sont donc visibles du public. Ils évoluent encore principalement au sol car ils ne maîtrisent pas encore bien le vol mais cela ne saurait tarder.

Découvert en 1911, l’étourneau de Bali est endémique à l’île de Bali. Il est répertorié "en danger critique d'extinction" par la Liste Rouge de l'UICN. Le braconnage pour le commerce illégal des oiseaux de cage a en effet fait chuter ses effectifs de manière dramatique : en 1990, il subsistait seulement 15 oiseaux à l'état sauvage ! Des mesures de conservation associées à des réintroductions rendues possibles grâce au succès des reproductions en parcs zoologiques ont permis de ramener les effectifs actuels à une cinquantaine d'individus dans le Parc National de Bali Barat. Malheureusement cette population continue de fluctuer énormément en raison du braconnage qui perdure.

Les programmes d'élevage américain et européen regroupent environ 1000 individus. Mais les actions de protection dans le milieu naturel doivent être renforcées et améliorées avant de pouvoir envisager de nouveaux relâchés.
 

Texte & photo : F.Perroux - Zoo de la Palmyre